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Challenge 12 mois / 12 genres, Les chroniques de Manon

Promesses aveugles – Challenge de Juin

promesses-aveuglesAuteur : Audrey Magee

Édition : Plon

Genre : Historique/Drame

Date de sortie : Juin 2015

Résumé : 

Peter Faber, soldat allemand, s’apprête à épouser une femme qu’il n’a jamais rencontrée, il ne connaît d’elle que son nom, Katherina Spinell, et la photo qu’elle a envoyée. Pour elle, c’est la garantie d’une pension de veuve s’il meurt au front ; pour lui, la promesse d’une permission de dix jours. Pendant cette courte lune de miel, les jeunes mariés découvrent qu’ils se ressemblent et s’assemblent bien plus qu’ils ne s’y attendaient. Lorsque Peter retrouve le champ de bataille, à l’approche du bourbier de Stalingrad, seul le souvenir de Katherina lui donne du courage. À Berlin, la famille de la jeune femme s’enfonce de plus en plus dans les arcanes du système nazi, tentant, sans scrupule ni regret, de tirer avantage des circonstances, même les plus horribles. Mais alors que le conflit bascule et que les nazis perdent Berlin, Katherina et Peter, eux, garderont la souillure individuelle de la culpabilité collective allemande.

Notre avis : 

La première chose que l’on remarque c’est que cette lecture va être rapide et fluide. En effet, nous avons beaucoup de dialogues et personnellement c’est ce que je préfère dans un livre. Je ne suis pas une grande fan des descriptions à rallonge. L’avantage aussi c’est qu’on rentre dans le vif du sujet, Peter et Katherina se rencontrent dès le début et c’est le coup de foudre. Un peu trop rapide me diriez-vous ? Certes, mais ils sont attachants et l’histoire est prenante. Oui, il faut l’avouer on a du mal à arrêter notre lecture, surtout quand on a de beaux dialogues.

L’histoire d’amour mélangée à la seconde guerre mondiale est une première pour moi, surtout d’un point de vue allemand. L’auteure est douée, car on arrive à ne pas détester les soldats allemands/nazis. On a limite de la compassion pour eux, car ils souffrent tout autant de la guerre et pense sincèrement que leur cause est juste. L’auteure nous invite donc à nous questionner : qu’aurions nous fait à leur place ?

Et puis cette fin, on en parle ou pas ?

Pour moi, ce livre est captivant, émouvant et bouleversant. Et pour vous ?

Note : 18/20


10 commentaires

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  • DEGALLE,

    J’ai beaucoup aimé ce livre.
    Comme beaucoup d’entre vous, j’ai apprécié découvrir cet aspect de la guerre, vue du côté allemand, les russes étant présentés comme les méchants. Cela permet de se rappeler que les soldats sur le front subissent les décisions et ne sont pas responsables de celles-ci. Cela rappelle également les horreurs de la guerre, mais aussi de la libération avec ses actes de vengeance. Et ce, quel que soit le camp.
    Je mettrai 18/20.

  • […] L’avis de Once Upon a Book […]

  • Tout ce qu'elle,

    J’ai trouvé ce roman brutal et violent. L’absurdité de la guerre y est décrite sans concession. Pourtant je ne l’ai pas lâché, portée par une écriture souple et agréable, seule solution pour supporter la dureté des propos. Mais ce qui m’a particulièrement plu dans ce roman historique, c’est d’avoir un point de vue allemand sur la guerre. A part « Swing à Berlin », dans un tout autre registre, je n’avais jamais lu de roman traitant de cette période du point de vue allemand.
    J’ai trouvé très juste le personnage de Katharina, jeune bourgeoise berlinoise, tiraillée entre l’écœurement que lui évoque les spoliations nazies et les opportunités que cela lui apporte. Peter, lui, veut croire en la justice de la guerre et à la grandeur de l’Allemagne, raisons pour lui de supporter le combat, les privations, la violence. Mais très vite ces raisons ne sont plus suffisantes et ne lui permettent plus de supporter tout cela. Seul l’amour qu’il porte à Katharina, qu’il n’a vu que 10 jours dans sa vie, arrivera à lui donner du courage pour survivre face à l’horreur.

  • Célia,

    Bon, eh bien je suis vraiment désolée, mais mon commentaire va trancher un petit peu avec les commentaires enthousiastes précédents (mais c’est bien aussi, ça prouve qu’on a tous une façon de lire et de voir les choses différemment 😉 ).

    J’étais déjà un peu embêtée en finissant le livre, car je n’arrive pas à définir ce que j’en ai pensé. Je n’ai pas aimé, mais je n’ai pas non plus détesté. Les réflexions engagées par ce livre sont fortes, donc ça ne m’a pas non plus laissée indifférente…

    J’aime le parti pris de l’auteure: raconter la deuxième guerre mondiale du côté allemand et le raconter du point de vue de deux personnes ordinaires qui n’ont pas des idées particulièrement avant-gardistes, qui veulent juste vivre leur petit train de vie et se laissent porter par les circonstances et les idéaux de l’époque. L’écriture est effectivement très fluide malgré la dureté de ce qui est raconté. Parfois il faut ce genre de livres pour se rendre compte de ce que c’était et se poser des questions: qu’aurions-nous fait? Avons-nous vraiment une vision critique des événements qui surviennent autour de nous?

    En clair, ce livre se détache du lot des romans traitant de la seconde guerre mondiale, ça c’est certain! Mon problème réside -je pense- dans le genre de personnages que j’apprécie de rencontrer dans tous les romans en général: des personnages avec un caractère et aux idées fortes, qui se battent contre les circonstances et ont une morale à apporter à l’histoire. Du coup, je sais que ce n’est pas un coup de cœur mais ça ne m’empêche pas de penser qu’il fallait qu’une histoire comme celle-là soit écrite, ça manquait!

  • Stéphanie,

    J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. La position côté Allemand durant la seconde guerre mondiale donne un point de vue différent des autres livres qu’on peut lire sur cette période. Je donne une note de 17/20.

  • SIMON Aurore,

    Quand j’ai reçu ce livre j’ai aimé la couverture et le résumé de l’histoire. Deux inconnus qui se  »choisissent » plus pour la raison que le coeur. Chacun y trouve son intérêt dans cette union. Peter aura une permission qui le sortira provisoirement de l’enfer où il se trouve et Katharina une pension de veuve en cas de malheur. Mais les sentiments vont s’en mêler et donnera lieu à une belle histoire d’amour. Ce que chacun va vivre de son côté rend cette lecture très adictive. Par contre parfois certains détails sur le front russe sont un peu crus dans leur description mais c’est aussi ce qui rend cette lecture passionnante. On n’a aucune difficulté à se projeter dans l’Allemagne de Katharina ou dans la Russie glaciale et cruelle de Peter. Bref j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture bien que la fin où on attend tant les retrouvailles des deux amoureux laisse sur la faim. Pour cette lecture je mets un 17/20.

  • Claire Billaud,

    Dans l’Allemagne nazie en pleine Seconde Guerre mondiale, Peter Faber, soldat, et Katharina Spinell, dactylo, acceptent un mariage arrangé, l’un pour y gagner une permission, l’autre espérant une pension de veuve de guerre pour améliorer le quotidien de sa famille. Petit miracle, les nouveaux époux se plaisent et un enfant est conçu pendant la parenthèse enchantée de la permission. Mais en même temps, la famille de Katharina (et Peter par la même occasion) se rapproche des milieux nazis grâce au généreux et respectable Dr Weinart. Ils profiteront sans arrière-pensées des spoliations des Juifs et de l’arrivée de travailleurs forcés russes… jusqu’au jour où, Peter faisant partie de la débâcle de Stalingrad où la plupart de ses camarades perdent la vie ou la raison, tout le monde se détourne de la famille de Katharina qui n’a pas droit à la pension tant espérée. Rien n’est épargné ni aux personnages ni au lecteur, l’histoire nous parle successivement de la Shoah, des soldats revenus brisés des combats auxquels ils ont participé, de la boucherie de Stalingrad, des viols en temps de guerre, et par-dessus tout de l’égoïsme qui s’empare de tous ceux qui sont confrontés à la barbarie de la guerre et du nazisme de près ou de loin, et qui finissent par se persuader que la vie de « l’autre » compte moins que la leur. Et le livre nous rappelle surtout, très crûment, que dans une guerre il y a beaucoup de perdants, et surtout peu d’innocents. Chose qu’il peut être nécessaire de rappeler en ces temps troublés.
    Ma note : 19/20

  • Marie,

    J’ai beaucoup aimé ce livre il se lit très bien et rapidement. Les personnages sont attachants et on souffre avec Faber au front. Petit bémol pour la fin en grande romantique que je suis 🙂
    17/20

  • Kevin,

    Au début en ayant reçu le livre j’étais déçu car un roman où il est question de la guerre je n’aime pas trop.
    Mais quand j’ai découvert l’histoire j’ai accroché tout de suite.
    Un formidable roman où l’on ne s’ennuie pas.
    Une pépite
    18/20

  • mo13200,

    lecture fluide et agréable, j’ai passé un bon moment : 16/20