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Challenge 12 mois / 12 genres, Les chroniques de Manon

L’Incroyable et audacieuse entreprise de Jack Quinlan – Challenge d’Août

couv68007351Janis Cooke Newman

Édition : Les escales

Genre : Aventure

Date de sortie : 2016

Résumé : Dans le New York des années 1940, Jack n’est pas un adolescent comme les autres. Depuis le bombardement de Pearl Harbor en 1941, il a développé un don incroyable. Grâce à une puissante imagination, l’adolescent peut littéralement « voir » la radio et rejouer avec passion ses feuilletons préférés. Après la mort accidentelle de son père, l’imagination de Jack s’étend à d’autres sphères. Persuadé que son père est toujours vivant, il fait l’école buissonnière, parcourt les rues de New York sur ses traces et sur celles des espions nazis.
Quand il tombe sur Jakob, réfugié berlinois, il pense avoir trouvé le méchant qu’il cherchait. Mais la vérité est tout autre : Jakob est juif, il a fui l’Allemagne et les persécutions du régime en laissant derrière lui Rebecca, son grand amour. Bien décidés à combattre les nazis, Jack et Jakob vont mettre en commun leurs forces pour accomplir un acte mémorable et héroïque.
Un roman empreint de fantaisie et plein d’espoir, sur la puissance de nos rêves et le courage dont pouvons faire preuve au nom de l’amour.

Notre avis : 

Nul besoin de résumer ce roman, la quatrième de couverture me paraissant très complète. D’ailleurs ce résumé me laissait perplexe, j’étais intriguée par le mélange de la fantaisie, avec Jakob et son pouvoir de visualiser à travers la radio, et le contexte historique. Je ne savais pas quoi en penser, mais l’idée était intéressante alors pourquoi pas. Je me lance donc dans ma lecture, mais voilà après une centaine de pages je n’accroche pas à l’histoire. Ces enfants s’investissant dans des missions pouvant être dangereuses afin d’atteindre leurs rêves, ne m’a donné aucune émotion. Est-ce le fait que je ne suis pas dans une période où j’ai envie de lire des romans historiques (particulièrement sur les nazis) ou bien ce côté fantaisie qui ne m’a pas transporté… Ou les deux. Pourtant l’écriture est fluide, agréable et l’aventure est au rendez-vous. Donc j’espère que certains auront su plus apprécier cette lecture.

Pour ma part je n’ai que moyennement aimé ce roman, et  j’ai même parfois passé quelques chapitres, ce qui m’arrive rarement.

Note : 10/20

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


3 commentaires

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  • Célia,

    J’ai commencé la lecture du livre challenge tellement tard que Manon avait déjà rendu son verdict, et ça m’a beaucoup intriguée. Je suis donc entrée dans la lecture avec l’idée que ce livre n’était pas forcément facile à lire et qu’il faudrait s’accrocher.

    On va commencer par le quatrième de couverture. Je suis assez d’accord pour dire qu’elle fait un résumé complet (trop?) du livre. Cependant, je trouve qu’elle reflète assez mal l’histoire et crée des attentes complètement faussées chez le futur lecteur: on s’attend à un roman d’aventures avec une pointe de super-pouvoirs, mais ce n’est pas ce qu’on trouve dans la lecture au final. Et cela déçoit beaucoup!

    Cela dit, j’ai beaucoup apprécié le roman en lui-même: il m’a beaucoup émue et secouée. Tout a commencé dès le premier paragraphe: « Voici le moment que j’ai passé le reste de ma vie à essayer de retrouver: Nous sommes tous les trois assis autour de la table que nous avons peinte, mon père et moi, du même rouge que la cape de Flash. Une couleur inappropriée dans une cuisine, je le sais aujourd’hui, pourtant c’est mon père qui avait proposé d’emporter la bande dessinée chez le marchand de couleur de Dyckman Street ». J’ai du relire au moins cinq fois ce paragraphe tellement il me paraissait incongru pour introduire l’histoire. En fait, notre héros n’a pas les super pouvoirs données dans la quatrième de couverture, il semble plutôt croire très fort que chacun a un « pouvoir » ou un « don » particulier qui lui permet de faire de grandes choses dans la vie (je ne suis pas loin de partager ce point de vue, mais là n’est pas la question). Il met à contribution ce don pour surpasser à sa manière l’épreuve tragique qu’il traverse dans les premiers chapitres.

    Je me suis donc mis dans la tête de lire le roman un peu comme on lirait un comic-book ou comme on suivrait les aventures de « The Flash », « Supergirl ou « Arrow ». Et ça marche! A chaque fois que Jack rencontre un personnage et qu’il lui livre son histoire, j’avais l’impression d’avoir une fiche descriptive d’un héros ou méchant de la vie ordinaire, avec ses dons, ses tics et ses caractéristiques physiques (cette impression de grand méchant avec la main en aluminium du père de Glenn!).
    Cela change avec l’histoire du personnage de Jakob. J’ai été très touchée par cette histoire, le courage de ses protagonistes et les résolutions prises. Là, le monde de bande dessinée se fissure et nous entrons dans les réalités de l’époque.

    En conclusion, je dirais que c’est un très beau roman. Moi qui sature complètement des romans sur la seconde guerre mondiale ait été surprise par la finesse de celui-ci. L’auteur réussit à donner un nouvel angle de vue en voyant tout par le regard d’un petit garçon bien trop fasciné par les super-héros. Cela met en avant le courage de personnes qui sont allées à l’encontre du destin que le fascisme leur imposait, avec toutes leurs limites (le récit final m’a bouleversée, moi qui connaît bien les limites du handicap dont le personnage souffre) et leurs parts d’ombre.

  • Claire,

    Jack Quinlan, écolier américain pendant la Seconde Guerre Mondiale, est affublé d’une forte myopie et d’une imagination débordante. Cette imagination lui permet de fuir les horreurs de la guerre et la mort accidentelle de son père sous un métro de New York. Jack se persuade que son père est un espion avec qui il communique par un décodeur-jouet, et pour qui il va capturer des agents nazis ; mais en fait de nazis, il rencontre Jakob, mécanicien juif immigré clandestinement pour fuir l’Allemagne, et se retrouve embarqué dans son « audacieuse entreprise » visant à faire entrer aux États-Unis des enfants juifs promis aux camps d’extermination. Le décalage entre l’imagination de Jack et la réalité donne tout son sel à l’histoire et fait prendre conscience de tout ce qu’ont dû faire de nombreux enfants pour faire face à la guerre sans perdre définitivement la raison. Mais certains passages comme l’histoire de Jakob, bien qu’intéressants en soi, auraient gagné à être plus courts pour ne pas couper le rythme de l’histoire.

    11/20 pour moi.

  • Marion,

    La quatrième de couverture donnait envie, mais j’ai été plutôt mitigé sur ce roman. Il y a vraiment deux parties.
    Tout d’abord, j’ai eu beaucoup de mal avec la première partie, avant que Jack ne rencontre Jakob. J’ai trouvé que cela manquait de rythme. Outre la mort du père, il n’y a pas grand chose d’intéressant dans cette partie.
    Finalement, l’arrivée de Jakob et le long chapitre sur son histoire, que j’ai trouvé très belle et qui m’a aidé à ne pas abandonner, a amené de l’intérêt à l’histoire.
    Ensuite, le but de Jack pour sauvé les réfugiés, ses nouvelles rencontres et son envie de retrouvé et de raconté son histoire à au moins l’un d’entre eux est touchant.
    Donc une lecture en demi teinte à mon goût.
    12/20