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Challenge 12 mois / 12 genres, Les chroniques de Manon

Rose – Challenge d’Octobre

couv73391376Auteur : Thierry Lévy

Édition : Plon

Genre : Témoignage / Historique

Date de sortie : janvier 2015

Résumé : 

L’histoire de Rose, c’est notre histoire. La Grande Guerre la chassa de Verdun, sa ville natale. Jeune Juive emportée dans les tourments de l’exil, ses deux frères mobilisés, Rose ne baissa jamais les bras. Brillante, volontaire, elle se jura d’être indépendante en exerçant un métier d’homme : avocat. Portée vers la spiritualité, elle trouva sa voie auprès d’intellectuels chrétiens et se convertit. Entrée au barreau en 1929, elle en fut exclue dix ans plus tard en exécution des lois de Vichy. Les tourments de l’Histoire venaient de la rattraper. Et face aux douleurs de la vie – elle perdit l’un de ses trois enfants –, elle trouva refuge dans la religion qu’elle s’était choisie. Rose fut une femme libre qui a traversé la grande Histoire. La nôtre.

Notre avis : 

Avant de lire ce roman, je me suis renseignée auprès d’avis déjà existant, comme je le fais pour mes autres lectures, ce qui souvent m’aide à me lancer dans un roman. Les avis n’étant pas très encourageants, j’avais un peu de mal à commencer ma lecture. Cependant j’ai appris dans mes recherches que l’auteur était le fils du personnage principal Rose. Et l’idée d’avoir un point de vue du fils, m’a plu, ce qui m’a motivé à commencer ce récit.

Au début on nous présente l’histoire de la famille et le contexte, sans trop parler de Rose. Celle-ci sera bien plus présente par la suite, c’est d’ailleurs la seule partie du roman qui m’a le plus intéressé. Une femme dans un monde d’hommes par son métier, qui on l’espère fera évoluer les mentalités de l’époque.

L’auteur nous donne beaucoup de description sur la Grande guerre avec un point de vue Français et Allemand. C’est quelque chose que j’ai pas mal apprécié.

Cependant, ce qui fait chuter la note c’est l’écriture de l’auteur. Ce n’est pas fluide et les tournures de phrase ne sont pas simples. Le vocabulaire est riche. Trop riche. Malheureusement, ce n’est pas quelque chose que j’aime pour un roman, je peux prendre du temps à essayer de comprendre un essai de phyllo, mais quand je lis un roman, j’aime avoir une lecture facile.

Dans le même genre, j’ai préféré lire le journal intime de mon grand-oncle sur son histoire lorsqu’il a fait la seconde guerre et a été prisonnier des Allemands. (non, ses écrits ne sont pas publiés, et sont entre les mains de ma famille, désolé pour ceux que ça intéresserait).

Note : 09/20

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?


2 commentaires

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  • Célia,

    J’ai apprécié « Rose » et je l’ai lu en une semaine à peine, mais je crois que j’aurais du mal à catégoriser ce livre comme un roman. En fait, la forme du livre est assez proche de l’essai politique que je viens de finir de lire: dans ce livre-là, l’auteur présentait des situations qu’il a rencontrées durant sa campagne ou dans sa vie quotidienne, puis il généralisait par des principes de droit, des retours sur l’histoire et les lois de son pays. Ici Thierry Levy utilise une multitude de personnages pour faire parler des différentes opinions politiques et sociales de l’époque, du coup j’ai aussi eu cette impression d’essai de philo/politique. C’est quelque chose que je trouve très intéressant, d’autant plus qu’on est plongé -de part la structure narrative- dans l’opinion du personnage. Cela dit, je pense qu’il faut y être préparé… Et faire le deuil de l’idée de lire un roman, tellement ça en est loin….

    Au niveau des points négatifs, je dirais que comme d’autres, j’ai été un peu gênée par la mise en page sans chapitres, avec des sauts de ligne et des changements de paragraphe qui ne sont pas toujours très cohérents/compréhensibles (pourquoi est-ce qu’on ne change pas systématiquement de paragraphe quand on change de personnage? Ca restera un mystère pour moi!). Je ne comprends pas non plus pourquoi le livre s’appelle « Rose ». Certes c’est le personnage qui est le plus souvent présent dans le livre, mais il s’agit plus de l’histoire de toute une fratrie que celle de Rose seule! Et puis aussi, petit regret que Monsieur Levy laisse complètement de côté tout ce qu’il peut penser, ce que ça peut lui faire vivre de raconter le périple de sa famille: l’histoire n’est certes pas sans émotions, mais je n’ai pas ressenti le lien de filiation (il ne se nomme même pas dans l’histoire) et c’est bien dommage.

    Donc au final, une bonne lecture mais plutôt pour les idées, pas du tout pour le roman.

  • Océane,

    Sincèrement j’ai pas aimer ce livre je ne l’ai pas finit mais je l’ai mis de côté qui sais peut être qu’un jour j’adorerais ce livre ?